Avenir de l’opposition : voici ce qu’en dit Sidya
Source :  : Dernière Mise à jour : 14/12/2015
Lu : 347 fois
Lors de sa récente sortie, le leader de l’UFR a levé l’équivoque sur son avenir politique. Sidya Touré a carrément déclaré n’être plus membre de l’opposition républicaine dans sa forme actuelle. Et qu’il va dorénavant consacrer son énergie à soutenir le pouvoir en place, dans sa gestion, durant les 5 ans à venir. Voici des morceaux choisis de ce discours, qui continue de défrayer la chronique dans la cité.


« J’avais dit que vous ne me verriez plus monter sur un capot d’une voiture pour manifester »

« Quand j’ai décidé d’être dans l’opposition, je l’ai fait par conviction parce que j’avais la sensation que des dissensions pouvaient s’ouvrir dans ce pays. Quand il y a des perspectives de troubles, il faut faire en sorte que les tensions baissent, c’est ça la politique. De 2011 à 2013, nous étions dans les manifestations parce que nous voulions mettre en place une assemblée nationale. Nous avons manifesté jusqu’en mai 2013, parce que j’ai assisté à des scènes qui tendaient à amener des violences dans notre pays, je suis allé à la maison de la presse pour dire que vous ne me verriez plus monter sur un capot d’une voiture pour manifester. Ça ce sont des questions de convictions. Dans tout ce que nous faisons dans notre parti, c’est la Guinée d’abord. Ce n’est pas telle communauté, ce n’est pas un poste. Nous avons passé 5 ans à travailler pour un changement démocratique. Et nous avons souhaité une alternance ».


« L’opposition était devenue la chose de certaines personnes »

« Quelle que soit la beauté de ton chat, si ça n’attrape pas de souris, ça ne sert à rien. L’opposition était devenue la chose de certaines personnes. Je n’ai jamais eu de problème personnel avec le président Alpha Condé.

Nous pouvons continuer à échanger, faire en sorte que ces cinq prochaines années ne soient pas encore perdues dans des discussions stériles. Nous sommes partis parler de la Guinée. Et je le dis tant que je suis en politique, je ne vois pas ce que je vais faire d’autre que de parler de la Guinée. J’userai de mes connaissances, de mes relations pour qu’on puisse trouver des solutions aux problèmes de la Guinée. Je le dis de la manière la plus claire. Même les pays en guerre se rencontrent. L’UFR de par son positionnement travaillera à discuter avec le gouvernement et son parti pour savoir de quelle manière les choses peuvent avancer dans ce pays.

Ça, c’est un engagement de ma part. Je veux que ça s’améliore un peu plus pour la Guinée. Nous allons travailler à ce que le consensus se dégage dans le pays ».

 
« Désormais, j’irai voir les membres du gouvernement, le président de la République, pour leur dire que ça ne marche pas comme ça »

« Nous avons décidé de recentrer notre parti. J’ai dit que je vais travailler à contribuer pendant ces 5 ans à venir, à l’amélioration des conditions de vie des populations. Les Guinéens que je vois aujourd’hui dans la situation, que nous savons sont misérables.

Ce que je peux à l’intérieur ou en dehors du gouvernement, s’il y a des choses qu’on doit rectifier, je le dirai. J’irai voir les membres du gouvernement, le président de la République, pour leur dire que ça ne marche pas comme ça.

C’est ce que j’ai décidé de faire pendant ces 5 ans à venir. Nous avons pris une décision, et il appartient à l’opposition dite républicaine dans laquelle je ne me reconnais pas, de continuer à fonctionner si elle veut fonctionner comme ça. »





Notez cet article :
1
2
3
4
5

 Envoyer cet article à un ami
 Articles du même auteur >>