De la liberté d’expression économique des journalistes en Guinée (Déclaration)
Source : Autres : Dernière Mise à jour : 16/12/2015
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Depuis février 1992, la liberté de dire, d’écrire, de publier, bref, la liberté de presse est une évidence en Guinée. Ce qui n’est toujours pas une évidence, c’est la liberté d’expression économique des pauvres journalistes qui font vivre, parfois au risque de leur vie, les entreprises de presse et leurs patrons aux appétits boulimiques.

En Guinée, la liberté de presse est celle donnée aux patrons de presse pour s’engraisser sur le dos des journalistes qui travaillent dans des conditions inhumaines sans contrats de travail ni convention collective ; sans prime de reportage ni prime de transport; sans déclaration à la caisse de sécurité sociale ni pension de retraite ; sans indemnité de licenciement ni remerciement ; sans bonus ni gratification ; sans couverture sanitaire ni prime de logement ;   sans ceci… ni cela…

Tandis que les patrons de presse empochent des subventions qui leur sont annuellement octroyées, payées par l’argent du contribuable, les entreprises de presse bénéficiaires se refusent de payer les impôts sur leurs chiffres d’affaires. La presse est-elle au-dessus de la loi ?

Dans le meilleur des cas, des salaires de misère proposés aux journalistes sont payés, sous table, au compte goute avec des mois de retard. Ceci amène les reporters à ne joindre les bouts qu’avec les perdiems et autres générosités qui leur sont accordés par les organisateurs des évènements. L’on comprend la légitime frustration de ceux qui ne sont pas associés à la couverture de tels ou tels évènements.





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