Mines : l’activité de l’orpaillage bientôt soumise à la délivrance d’un permis (cadre)
Source :  : Dernière Mise à jour : 15/12/2016
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Dans plusieurs préfectures de la Haute Guinée, l’orpaillage constitue une activité importante pour les citoyens. Chaque fois, des conflits surviennent entre les différents orpailleurs sur le terrain. Pour mettre fin à cela, le ministère des Mines a trouvé une solution permettant à ces exploitants artisanaux de l’or de faire leurs activités de façon structurée.
 

C’est le responsable du service d’action communautaire et du contenu local au ministère des Mines et de la Géologie, Nènè Moussa Maleya Camara qui l’a annoncé le mercredi 14 décembre. C’était à l’occasion de la rencontre technique de certains acteurs impliqués dans les mines pour réfléchir sur la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).
«Une nouvelle méthode de travail a été amorcée avec les orpailleurs. Il ne s’agira plus dans l’avenir, de travailler dans l’anarchie, de faire ce que l’on veut. Mais il faut agir de façon à ne pas nuire aux autres, à ne pas nuire à l’environnement et avoir un résultat qui puisse contenter ceux qui sont sur le terrain. Le devoir de l’Etat, c’est d’appuyer le citoyen dans ses activités  de manière à ce qu’il ait un résultat beaucoup plus positif. L’orpaillage est donc en train d’être réorganisé en Guinée. Si hier chacun pouvait venir et prendre sa part de terre et en faire ce qu’il veut, aujourd’hui la tendance est d’organiser de manière à délivrer même des permis pour les orpailleurs. Un permis d’un hectare par orpailleur. Il va payer une petite taxe à l’Etat. Il va travailler conformément à la loi», a annoncé Nènè Moussa Maleya.
Poursuivant son intervention, il a expliqué les avantages de cette réorganisation : « l’orpailleur peut être visitable à tout moment et quand il y a des dommages, on sait qui les a provoqués et on sait comment les réparer. Voilà l’objectif de cette réorganisation. Rendre également la cohabitation pacifique, ne pas tomber sur les périmètres déjà octroyés aux industriels. C’est tout cela qui a fait que l’Etat a pris ses responsabilités pour regarder dans le sens de l’orpaillage. La parcellisation pour l’orpaillage va bientôt commencer dans un bref délai. »  
Parlant de la responsabilité sociétale des entreprises dans le secteur minier, objet de la rencontre, Eloi Kouadio IV, Directeur pays adjoint programmes PNUD, a sollicité l’engagement de toutes les parties prenantes aux mines. « Pour s’en acquitter pleinement, il faut intégrer les préoccupations en matière sociale, environnementale, éthique, de droits de l’homme dans les différentes activités liées au secteur. »





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