Le carburant se fait rare à Conakry
Source : Aminata : Dernière Mise à jour : 20/11/2012
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Ces deux derniers jours, les habitants de Conakry commencent à ressentir la pénurie de carburant. Même si, jusqu’à maintenant, la crise n’est pas totale, de longs fils d’attente sont visibles dans les stations services.

 Comme d’habitude, les marchés noirs spéculent, au lieu de 9 500 GNF, prix officiel, un litre d’essence se négocie à 12 000 GNF. Les usagers, n’hésitent pas à dénoncer la complicité de certains pompistes, qui d’après eux approvisionnent les marchés noirs. “On n’est obligé de travailler avec eux. Ils ont le carburant avec 12 000 GNF vous vous servez comme vous voulez” explique un taximètre.

 

Dans les stations service, assiégé par un groupe d’automobilistes, Ibrahima Sow, pompiste à San Fil, ne parviens pas à gérer la clientèle. “Chacun veut être le premier à être servi et pourtant c’est impossible. J’ai plusieurs fois expliqué que le stock qui est là peut servir tout le monde, mais ils ne me comprennent pas” explique-t-il. “J’ai fait plus trente minutes pour me servir. J’ai trouvé un monsieur qui a fait plus d’une heure. Je suis là encore” renchérit Oumar Soumah, taximètre.

 

C’est dire que même si la crise de carburant ne se précise pas, dans certains quartiers Kaloum elle commence à sentir. Joint au téléphone par notre rédaction, un cadre du département de commerce parle du retard d’un bateau pétrolier.

 

Alpha Oumar Diallo pour Aminata.com





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